dim.

19

mai

2013

Retour sur le discours de la jeunesse de Jean Jaurés

Par Laurent Chavanette, Délégué du MUP Aude.

Dans cette période troublée où l'on ressent de la perte de confiance en la politique, du mécontentement, des doutes, dans laquelle il faut trouver un cap, il peut être utile de revenir à ce qui nous a inspiré pour notre action, notre engagement, c'est à dire à nos fondamentaux dont Jean Jaurès est, pour beaucoup je pense, un des piliers.

"Pour savoir où tu vas, regardes d'où tu viens" dit le proverbe. De plus, les dates anniversaires se bousculent; elles peuvent être l'occasion de s'arrêter un moment et de réfléchir : le 1er anniversaire de l'arrivée au pouvoir de la gauche, en Mai 2013, les cent ans de la mort de Jean Jaurès en 2014 et les 110 ans du célèbre "Discours à la jeunesse" de Jean Jaurès.

Se replonger dans les paroles de Jean Jaurès empreintes de philosophie et de ses convictions fortes au service d'un idéal, se rapprocher de ce supplément d' âme qui rend la politique grandiose, redonne l'espoir nécessaire à l'engagement politique, un souffle d'air frais pour retourner au combat pour les valeurs humanistes de justice, d'émancipation et de liberté qui sont les notre.

"L'idéal c'est l’épanouissement de l’âme humaine" disait-il. Jean Jaurès, alors député de Carmaux, la ville des mineurs qu'il a défendu, et vice-président de la chambre des députés, prononça ce discours au lycée Lapérouse d'Albi, le 30 Juillet 1903, lors de la remise des prix, où il fût enseignant bien des années plus tôt. Il créera la S.F.I.O. (Section française de l'Internationale Ouvrière) deux ans plus tard qui regroupera les multiples partis de gauche dans une même "maison".

Dans ce discours, il évoque le temps qui passe sur les hommes mais aussi l'utilité d'agir pour une œuvre qui nous dépasse et qui portera en elle une part de nous. Il évoque la nature humaine qu'il sait complexe. Il ne nie pas l'égoïsme, les vices, les préjugés mais c'est la prise de conscience du "sens de sa grandeur et le pressentiment de ses destinés incomparables" et le secours du temps, car les grandes œuvres nécessitent de la patience, qui donnent la confiance nécessaire à l'action.

Il nous parle de la république, ce grand acte de confiance et d'audace, arrachée à la royauté pendant la révolution. Celle-ci ne doit pas seulement être dans les relations politiques des hommes mais dans les relations économiques et sociales, au travail, dans l'entreprise ! Jean Jaurès sent la guerre venir, la gronde sourde des égoïsmes et des nationalismes est déjà là. Il commence déjà à prévenir, il sait qu'un conflit est proche mais la paix est possible.

Les prolétaires et les forces vives des nations pourraient s'unir contre la barbarie qui s'annonce car sous les uniformes se sont les cœurs des travailleurs et des citoyens qui battent. Enfin, il termine son allocution avec sa définition du courage. La phrase : "(le courage) c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" est désormais célèbre, on l'entend dans les meetings, on la cite souvent. "Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire" est souvent citée aussi. Je la vois encore peinte en blanc sur plusieurs mètres sur le mur rouge au fond du local de la section socialiste d'une commune près de chez moi. Mais ces deux citations ne sont qu'une infime partie de la définition que donne Jean Jaurès du courage. La voici dans son intégralité :

"L'humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement. Le courage, aujourd'hui, ce n'est pas de maintenir sur le monde la nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante dont on peut toujours se flatter qu'elle éclatera sur d'autres. Le courage, ce n'est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre ; car le courage est l'exaltation de l'homme, et ceci en est l'abdication. Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c'est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c'est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c'est de garder dans les lassitudes inévitables l'habitude du travail et de l'action. Le courage dans le désordre infini de la vie qui nous sollicite de toutes parts, c'est de choisir un métier et de le bien faire, quel qu'il soit : c'est de ne pas se rebuter du détail minutieux ou monotone ; c'est de devenir, autant qu'on le peut, un technicien accompli ; c'est d'accepter et de comprendre cette loi de la spécialisation du travail qui est la condition de l'action utile, et cependant de ménager à son regard, à son esprit, quelques échappées vers le vaste monde et des perspectives plus étendue. Le courage, c'est d'être tout ensemble et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c'est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l'approfondir, de l'établir et de la coordonner cependant à la vie générale. Le courage, c'est de surveiller exactement sa machine à filer ou tisser, pour qu'aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés. Le courage, c'est d'accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l'art, d'accueillir, d'explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d'éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l'organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes. Le courage, c'est de dominer ses propres fautes, d'en souffrir, mais de n'en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c'est d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille ; c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel ; c'est d'agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l'univers profond, ni s'il lui réserve une récompense. Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques."

Ces propos sont aujourd'hui d'une criante actualité; plus encore ils sont éternels. N'a-t-on pas besoin de "ce" courage ou de "ces" courages dans le monde d'aujourd'hui ? François Hollande, lors de la campagne présidentielle, l'a dit - "Ma priorité, c'est la jeunesse !" - suite au triste constat qui est que quelque chose s'est cassé : la génération suivante ne vivra pas forcément mieux que la précédente. On ne pourra pas inverser ce sinistre constat sans au préalable écouter, entendre, et enfin parler à cette génération.

Les gouvernants doivent faire en sorte d'aider la jeunesse, elle qui a besoin d'avoir confiance, de croire en un avenir meilleur, d'avoir des perspectives, d'avoir l'envie d'entreprendre, d'avoir les moyens de concrétiser ses talents, d'avoir les outils nécessaires à sa créativité, de comprendre que l'individualisme aujourd'hui répandu n'est pas la seule vision, que le sens du collectif, même si l'on peut être déçu par moment, est au fond bien plus exaltant car il fait appel à plus de hauteur de vue.

De l'audace d'entreprendre découlera le reste. La jeunesse doit avoir du courage ? Les gouvernants aussi !

Vous pouvez retrouver l'intégralité de ce discours sur le site de L' O.U.R.S. à cette adresse :http://www.lours.org/default.asp?pid=100

 

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mer.

10

avril

2013

HUMEUR !

Savoir que tel élu possède une maison de campagne à tel endroit, un bateau dans tel port, une piscine à Paris, ou d’autres biens ailleurs, ici ou là. Que les élus soient sommés de montrer leurs feuilles d’impôt, ne représentent strictement aucun intérêt. Qu’ils possèdent des comptes cachés à Singapour ou ailleurs, ils ne le diront pas de toute façon.

Alors que notre gouvernement « socialiste » souhaite proposer une loi (encore une !) pour que les élus fassent patte blanche concernant leur patrimoine sera l’arbre qui cache la forêt. Et les citoyens s’en foutent. Il faut quand même arrêter de nous prendre pour de parfaits idiots. Le problème, le vrai problème est bien sur ailleurs. Ce que nous demandons ce sont de vraies réformes fiscales, de vraies réformes de contrôle fiscal et de vraies réformes contre les paradis fiscaux.

(…) « En ce domaine comme en d’autres, il faut un minimum de volonté politique. Le pire serait d’amuser la galerie avec des pichenettes laissant le mal perdurer, et donc s’aggraver ». Jack Dion, Marianne.fr

Certes il est important de savoir que nos élus ne sont pas des tricheurs, mais le grand déballage, cela n’a aucun sens et ne fait pas avancer le problème des milliards qui sont soustraits chaque année à l’impôt. Et qui dépasse largement la sphère des élus de la république. Il s’agit de toutes les personnes (entrepreneur, financiers, banques…) qui jouent au jeu : je gagne donc je cache.

Pendant ce temps on tape sur les classes petites et moyennes pour payer les factures que ces messieurs, dames ne veulent pas payer. Laissons cela au petit peuple !

Retour à la barbarie, retour à l’ancien régime, comment en est on arrivé là ?

Avec l’association ATTAC, signez la pétition, page accueil, qui demande les mesures suivantes :

  • embaucher sous 12 mois au moins 1 000 agents de contrôle fiscal pour renforcer les 5 000 vérificateurs actuellement en poste.
  • exiger des banques la communication de l'identité de tous les ressortissants français détenteurs de comptes à l’étranger.
  • établir, en lien avec les associations spécialisées, une liste crédible des paradis fiscaux, ces trous noirs de la finance occulte et de la corruption
  • imposer le « reporting par pays » aux multinationales établies en France : cette transparence sur le chiffre d'affaires, les bénéfices et les impôts payés dans chaque pays permettra au fisc de déjouer les manipulations des prix de transfert entre filiales des multinationales et d'en finir avec l'évasion fiscale qui permet à Total ou Google de ne payer quasiment aucun impôt sur les bénéfices.
  • donner 12 mois aux banques opérant en France pour fermer leurs filiales dans les paradis fiscaux, sous menace de retrait de la licence bancaire.

  Elisabeth

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ven.

22

mars

2013

Le capitalisme ou l'égoïsme systématique du calcul individuel

La contribution citoyenne du camarade Claude CARO sur le Capitalisme, à lire ci dessus :

 

 

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jeu.

28

févr.

2013

Le socialisme gourmand ...

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire part de ma lecture du moment "Le socialisme gourmand" de Paul ARIES. A méditer fortement, pour résister à la grisaille de nos organisations politiques souvent austères et tristes.

Synopsis :

Inutile de faire à nouveau le réquisitoire du capitalisme : il est déjà si lourd qu'il finit par nous assommer. Ce qui importe, c'est d'en finir avec les passions tristes au coeur du capitalisme, mais aussi de courants de gauche et de la décroissance du « ni droite ni gauche ».
Ce livre revient sur les expériences du mouvement ouvrier, passionnantes mais oubliées, comme les bourses du travail, le mouvement coopératif, le socialisme municipal ou le syndicalisme à bases multiples. Il témoigne aussi des « gros mots » qui s'inventent internationalement pour dire les nouveaux chemins de l'émancipation : buen vivir, vie bonne, jours heureux, vie pleine, convivialisme, etc. Il en appelle à une gauche maquisarde, buissonnière, prenant en compte l'antiproductivisme, les luttes écologiques et la joie de vivre.
Pour Paul Ariès, les gens n'ont pas besoin d'être éduqués : ils ne sont pas idiots mais angoissés, pas abrutis mais blessés dans leur sensibilité. Ce livre est un appel à favoriser les dynamiques de décrochage et les actes de « désadhésion », un appel à l'expérimentation et à l'insurrection des existences.

 

EXTRAIT :

« Un des premiers territoires à libérer n’est il pas celui de nos organisations afin d’en faire des lieux de créativité gourmande ? En trente cinq ans de vie militante, j’ai souvent eu le sentiment de retrouver la dureté des relations capitalistes au sein de nos mouvements (de gauche). Nos organisations sont peut être construites pour mener des batailles et gagner des guerres mais pas pour y vivre. On est bien plus heureux et bien plus vivant dans un club de boulistes, un groupe d’amis, en famille, qu’au sein d’une avant-garde révolutionnaire. Les vraies amitiés y sont rares et fragiles.

Le grand mal de la gauche, c’est l’anesthésie de la vie. Je n’ai jamais trop aimé le sérieux appliqué dont on doit faire preuve dans le militantisme, les réunions sans réels débats, les rapports qui répètent la doxa du moment pour prouver son orthodoxie, les pétitions lancées pour occuper les militants, etc.

Cet assèchement de la vie militante n’est pas sans rapport avec la foi en des « lendemains qui chantent ». La glaciation couve sous le feu ardent des engagements sacrificiels. Il y a urgence à changer, car aux gauches défaites répondent des militants dépités et clairsemés. Je ne me sens plus chez moi dans cette gauche composée majoritairement d’élus (anciens ou futurs notables) : les simples militants manquent avec ce qu’il y avait de gratuit dans leur engagement. Il y a urgence car cette gauche ci-devant attire des personnalités peu douées pour la vie ». (…)

 

Elisabeth

 

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mer.

16

janv.

2013

En écho à la manifestation contre le mariage homosexuel

En écho à la manifestation de la droite catholique du week-end dernier et très modestement après la lecture du billet d’Henri Pena Ruiz, je me permets d’apporter ma contribution à la réflexion sur le mariage homosexuel.

« L’Eglise catholique vient de montrer le peu de cas qu’elle faisait de la    laïcité », remarque H. Pena Ruiz, effectivement, de quel droit une religion se mêle-t-elle d’une question uniquement laïque ?

Je peux reconnaitre à la droite politique le droit à la contestation, de même aux citoyens de ce pays quel que soit leur religion. Mais je ne peux reconnaitre ce droit au nomd’une religion dès l’instant qu' il s’agit d’un projet de loi laïque.

Il ya 2 formes de mariages, l’un religieux et l’autre civil. Que je sache, l’état ne se mêle pas des cérémonies religieuses du mariage, ce n’est pas son rôle. Alors que faisait-elle dans la rue, l’Eglise Catholique ?

Juste une remarque, le mariage civil, au delà d’un engagement affectif, va permettre à des personnes de même sexe vivant ensemble d’avoir les mêmes droits que les autres, c’est simplement une question de justice sociale. L’achat d’une maison, un prêt bancaire, des prestations sociales, une séparation, un divorce, une succession…Beaucoup de personnes de même sexe vivant en couple ont vu leur vie complètement dévastée après une séparation ou un décès, tout simplement par manque de protection lié à un vide juridique. Leur mariage aurait pu empêcher de grandes souffrances et une grande injustice. Que vient faire la religion la dedans ?

Et je reviens au billet d’Henri Pena Ruiz que vous pouvez lire en entier sur ce site :

« «La laïcité, c’est le respect de toutes les religions» dit Laurent Wauquiez (Le Figaro du 6 Janvier). Trois erreurs en une formule. D’abord le respect porte non sur les religions mais sur la liberté de croire, qui n’implique nullement que les croyances et les opinions soient en elles-mêmes respectables (…..)

Si respect il doit y avoir il ne saurait se réduire à la liberté de croyance religieuse. La liberté de se choisir athée ou agnostique, ou de n’avoir aucune croyance, est tout aussi respectable, sauf à faire des discriminations (….)

Enfin la laïcité n’est pas qu’une attitude : elle se définit comme cadre juridique du vivre ensemble fondé sur des principes de droit universels et non sur un particularisme religieux. Liberté de conscience et autonomie de jugement, égalité de droit, sens du bien commun à tous : tel est le triptyque fondateur d’un idéal plus actuel que jamais. »

Pour finir, je dirais que cette loi qui doit être votée, si nécessaire soit elle, et le tumulte conservateur qui en résulte ne doit pas mettre en sourdine les réformes essentielles qui doivent être mises en œuvre concernant la fiscalité, la lutte contre la pauvreté, le chômage, la lutte contre la finance débridée, les paradis fiscaux, le secteur bancaire, le dumping social en Europe et j’en passe…

On attend toujours…

Elisabeth THOMAS

 

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ven.

21

déc.

2012

On reparle d'inégalités

Je souhaite vous faire part de ce texte issu du livre de Michel Forsé et Olivier Galland, Les Français face aux inégalités et à la justice sociale. (Paris, Armand Colin 2011) :

 

"Si la gauche ne devait défendre qu'un seul principe de justice sociale, ce devrait être celui de l'égalité (relative) des positions sociales : telle est la conviction élémentaire d'une vie sociale harmonieuse. Quitte à sembler un peu ringard, on doit rappeler que l'égalité sociale est bonne pour les individus. Une inégalité sociale excessive accroît la délinquance et l'insécurité, elle est défavorable à la santé, elle ferme les groupes sur eux mêmes, sur leurs égoïsmes et leurs identités. Elle affaiblit aussi le civisme : on vote moins et on est moins disposé à payer ses impôts. L'inégalité sociale affaiblit le  sentiment de vivre dans la même société, elle installe la défiance et la peur des autres, elle accentue les mécanismes de séparation  urbaine et culturelle. Quand on demande aux Français quelle société leur paraît la meilleure, ils choisissent très majoritairement celle qui offre aux plus pauvres les revenus les plus élevés possibles tout en fixant l'éventail des revenus dans un espace de 1 à 4".

 

De ce point de vue, il n'est pas absurde de poser la question de la limitation des très hauts revenus. Les très hauts revenus sont une abbération morale, aggravant l'équilibre de nos sociétés et provoquant à juste titre colère et indignation. 

Elisabeth Thomas

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ven.

21

déc.

2012

La fête de la laïcité à Pennautier

Samedi 8 décembre 2012 a eu lieu à Pennautier la fête de la laïcité, dans le cadre de la journée de la laïcité (9 décembre, commémoration de la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905).

 

C’est la première année qu’a lieu cette manifestation. J’y suis allée par curiosité et puis aussi parce que je pense qu’il est urgent de reparler de la laïcité dans notre pays et d’en reposer les fondements.

J’ai été surprise du nombre de personnes (malheureusement beaucoup de têtes grises…) venues écouter et participer à la conférence programmée. Cette conférence réunissait des spécialistes de trois religions, protestante, catholique et musulmane ainsi qu’un conseiller de l’ordre du Grand Orient de France (loge Franc-maçonnique), le vice président de la ligue de l’enseignement et un représentant d’une association de Libre-penseur. Le thème en était : « La Laïcité, enjeu citoyen pour mieux vivre ensemble dans la République ». Les interventions ont été de qualité et le débat public a été l’occasion d’échanges intéressants parfois passionnés.

Ce qui ressort des discussions principalement c’est la difficulté de définir la laïcité dans la France d’aujourd’hui. Surtout si l'on considère l’évolution de notre République : nouveaux arrivants, nouvelles cultures et religions. Nous sommes loin de la loi 1905. Pour ceux qui le souhaitent vous pouvez relire la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Pour rappel, l’article 1er et 2ème édicte le cadre : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».

Le cas de l’exception de l’Alsace et de la Moselle ou subsistent encore des clauses du concordat de 1801 (Napoléon 1er) a été évoqué et nombreuses ont été les contestations et les indignations à ce sujet. Ont surtout été évoqué les rémunérations des prêtres de confessions catholiques, protestantes et juives par l’Etat.

Enfin beaucoup ont mis en avant la devise de la République « Liberté, égalité, fraternité » et la déclaration des droits de l’homme et du citoyen devant la montée des intégrismes, de l’intolérance et des inégalités croissantes.

Il semble que l’association « le collectif laïque » et la mairie de Pennautier veulent pérenniser cette manifestations pour les années à venir. Souhaitons donc que cette initiative se renouvelle.

Elisabeth THOMAS

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